Archives pour la catégorie Littérature

Villas d’Arcachon : un siècle d’histoires

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Villas d’Arcachon : un siècle d’histoires

Villasarcachon

Broché – 314 pages – 1245 g – 24 cm X 30 cm

Geste Éditions – 39,90 €

ISBN : 978-2-36746-167-0

De la Ville d’Hiver à la Ville d’Été, du Moulleau à l’Aiguillon, le promeneur ne se lasse pas d’admirer ces belles villas entretenues avec amour et passion par leurs propriétaires, qui constituent le patrimoine et la fierté d’Arcachon.
Elles portent le nom de grands hommes, d’artistes, de personnages de la mythologie, d’êtres chers, ou évoquent la nature. Si certaines sont très connues, d’autres le sont beaucoup moins, parfois cachées des regards. Toutes témoignent de la richesse de l’inspiration des architectes et de la qualité des entrepreneurs arcachonnais.
Les splendides photos de Frédéric Ruault permettent de les découvrir sous un jour nouveau révélant l’architecture des premiers « chalets » bâtis sous Napoléon III, l’exubérance de la décoration à la mode pendant la Belle Époque, ou le style plus épuré des Années folles.
La Société historique et archéologique d’Arcachon a confié à Marie-Christine Rouxel et Michel Boyé le soin d’accompagner ces photos de textes denses et concis racontant leur histoire. Grâce à l’aide des propriétaires, qui ont ouvert pour l’occasion leurs archives personnelles, sont évoqués en ces pages les somptueuses réceptions qui s’y sont données, les personnages célèbres qui s’y sont installés, les écrivains et les artistes que les lieux ont inspirés, les films qui y ont été tournés.
C’est ce certain art de vivre, qui fait l’un des charmes d’Arcachon, que ce livre magnifique et passionnant fait découvrir en retraçant la riche histoire de la capitale de cette région bénie des dieux qu’est le Bassin d’Arcachon.

Les auteurs

Né en 1946, licencié en droit, fonctionnaire des Douanes à la retraite, Michel Boyé, qui a assuré la direction du Musée national des Douanes de Bordeaux de 1984 à 1996, ainsi que la vice-présidence de la Fédération historique du Sud-Ouest, est aujourd’hui membre de l’Académie Montesquieu de Bordeaux. Ancien président de la Société historique et archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch, il est l’auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles sur le passé douanier, sa région d’origine et sa ville natale, Arcachon.

Passionnée par l’histoire des villas d’Arcachon, Marie-Christine Rouxel a constitué une impressionnante base de données avec plus de 6 000 entrées. Elle écrit régulièrement des articles pour le Bulletin de la Société historique et archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch. Un autre de ses centres d’intérêt, l’aventure et les voyages, l’a amenée à publier en 2003 un ouvrage consacré à Renault en Afrique (Éditions ETAI).

Frédéric Ruault arrive sur le Bassin d’Arcachon avec sa famille, à l’âge de 3 ans. Suivant les traces de son père, il décide d’entreprendre une formation de photographe par laquelle il sort diplômé de la dernière session d’argentique : une tradition et une modernité nécessaires pour donner sa vision du Paysage au public.
Le Bassin d’Arcachon, avec ses plages, ses lumières et sa diversité, sera la toile de fond des oeuvres du photographe. Dès 2007, la prise de vue prend de plus en plus de place dans son travail. C’est en 2010 qu’il décide de se démarquer et surtout de faire ce qu’il a toujours eu envie de faire : prendre le risque de la liberté artistique et travailler sur de nouveaux clichés personnels. C’est ainsi qu’il expérimente des ambiances colorées beaucoup plus riches en émotions et des clichés où l’homme a sa place. 2012 sera l’année du 2e prix européen de photographie, section paysage avec un cliché d’orage représentant la plage de la Salie Sud.
Frédéric Ruault réaménage en 2013 son magasin en boutique-galerie, laissant ainsi toute la place à la beauté des espaces du Bassin d’Arcachon.

Voyage de La Joconde à Arcachon en 1911 : mystification de Gabriele D’Annunzio

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Voyage de La Joconde à Arcachon en 1911 : mystification de Gabriele D’Annunzio

 

Le Bulletin de la SHAA a consacré récemment des articles fort érudits et pertinents sur la personnalité et l’œuvre de Gabriele D’Annunzio qui a séjourné en France et plus particulièrement à Arcachon de 1910 à 19151. Or, une des mystifications du poète a été un éventuel voyage de La Joconde du Louvre à Arcachon

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« Deux fois 20 ans », roman de Pierre Frondaie

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Deux fois vingt ans, roman de Pierre Frondaie

(extrait)

 

XVIII

 

Le lendemain, Léopoldine, en amazone et bottée, monta vers neuf heures, à cheval. Elle entra, tranquille et seule, dans la forêt après avoir tra­versé la ville d’hiver, où guérissent les pulmoniques.

La journée s’annonçait tiède sous un dôme délicat, nuancé du gris d’étain au vert tendre. De beaux nuages, l’air de voiliers, nageaient dans la lumière fluide. Les pieds de la monture foulèrent le sable et la solitude commença. La jeune femme s’y enfonçait sans la redouter, cependant, qu’elle est profonde, vaste, immédiate sitôt les dernières maisons !

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Voyage au Bassin d’Arcachon en 1854 (J.-B. Couve)

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Voyage au Bassin d’Arcachon en 1854

 

En 1854, J.-B. Couve construisit à Arcachon un des premiers chalets, édifiés sur cette plage ravissante, mais alors presque inconnue. Nous devons à l’amitié d’un ancien Arcachonnais, communication de poésies inédites de M. Couve, et qui ont pour titre : Voyage au Bassin d’Arcachon. Cet opuscule comprend trois parties : La Route, Le séjour, La Côte. Il est présenté sous forme de couplets qui se chantent, en général des chansons de Désaugiers.

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Bains maritimes d’Arcachon – Abbé Véchambre (2)

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Lire le début.

 

BAINS MARITIMES D’ARCACHON

Suite et fin

 

Par la sage direction du pilote, la barque a été pous­sée au haut de la vague, et celle-ci a heureusement crevé vers le bassin. Faute de ce double concours, elle péris­sait corps et biens.

À considérer le péril couru par les pêcheurs de La Teste et des localités environnantes, il ne faut pas s’éton­ner que plusieurs rencontrent la mort dans ces parages féconds en sinistres. Avez-vous jamais, le dimanche, en­tendu la Messe à La Teste, à Gujan ? Vous auriez été frappé de la multitude des personnes du sexe qui portent le deuil. Si, dans ces Temples, la mort adresse à tous un sévère langage, la ferveur des habitants accourus aux pieds des autels réjouit l’étranger peu accoutumé à la sainteté de ce spectacle. Qui a parcouru la Bretagne, l’Auvergne, re­trouve ici l’ardente piété des Chrétiens de ces provinces, la sanctification du dimanche, le zèle, l’amour, le besoin des offices de la paroisse. Heureux les sages pasteurs de ces troupeaux2, dont j’ai reçu un accueil bienveillant ; heu­reux de voir leurs soins et leur zèle porter des fruits si consolants !

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La pinasse vue par Gilbert Sore

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La Pinasse

Extrait de l’ouvrage

« DE BAQUEMORTE À MAPOUCHET

La Teste aux environs de 1900 ».

 

À l’époque, pour faire la navette entre le port et les parcs, le seul moyen de transport, c’est la pinasse.

Prestigieuse embarcation, fine, élancée, avec sa proue légèrement relevée, « elle a l’élan de l’arbre et la courbe du sein ». Elle se défend remarquablement à la mer. Légère et sans quille, elle permet l’approche du parc avec un mini­mum de profondeur d’eau.

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