Archives pour la catégorie Biens communaux

Origine des forêts communales d’Audenge, Biganos, Lanton et Mios

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Origine des forêts communales d’Audenge, Biganos, Lanton et Mios

 

Les forêts communales d’Audenge, Biganos, Lanton et Mios ont été créées pour l’essentiel à partir de 1860, en exécution de la loi du 19 juin 1857, relative à l’ensemence­ment des landes des communes et des départements.

Les travaux d’ensemencement furent supervisés par Chambrelent, ingénieur du service des Ponts et Chaussées de la Gironde.

Chambrelent précise, dans son ou­vrage : « Assainissement des landes », l’importance des landes communales qui allaient être plantées en pins.

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Forêt Usagère – Collection de textes

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COLLECTION
de
divers titres qui servent de fondement aux Usages que les habitants de La Teste, Gujan et Cazeaux, ont le droit d’exercer sur les forêts, landes, braux et bernèdes, padouens et vacants de l’ancien captalat de Buch, refermant aujourd’hui la commune de La Teste, Gujan et Cazeaux.

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(15 Mo)

Des étrangers viennent glander dans la forêt en 1789

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Les syndics des non ayant pin se plaignent à la première municipalité de La Teste que des étrangers ramassent des glands dans la Forêt du Captalat.

 

Messieurs,

Nous sommes instruits que des particuliers de la paroisse du Teich et de Sanguinet, qui n’ont aucun droit dans la forest du Captalat, s’y sont introduits en grand nombre pour y ramasser du glan et se l’approprier au grand préjudice des habitants.

Comme ces déprédations méritent d’être arrettées et punies, nous avons cru devoir vous les dénoncer afin que vous fassiez usage du pouvoir et de l’authorité quy vous a été confiée.

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La curieuse histoire des Prés Salés de La Teste-de-Buch

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LA CURIEUSE HISTOIRE DES PRÉS SALÉS DE LA TESTE-DE-BUCH1

 

Alors que la concession des Prés Salés a un peu plus de deux cents ans, Il a paru intéressant de faire le point du dossier de cette affaire. Il est bien évident que la vocation de la présente étude n’est pas de donner la solution du litige en cours. Celle-ci dépend d’abord des Tribunaux, qui sont d’ailleurs divisés. Si le Conseil d’État a estimé à plusieurs reprises que les Prés Salés faisaient partie du Domaine public maritime, la Cour d’Appel de Bordeaux, dans un arrêt confirmé par la Cour de Cassation et le Tribunal des Conflits, a considéré que les terrains litigieux constituaient des propriétés privées. Plus modestement le présent propos a pour but de retracer les étapes d’une affaire embrouillée dont les origines remontent au Moyen-Âge et qui n’a pas encore trouvé son épilogue.

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La concession des landes communales de Gujan (1793-1823)

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La concession des landes communales de Gujan (1793-1823)

 

Les différentes phases de cette affaire qui passionna la population de Gujan pendant plus de trente ans s’échelonnent comme suit :

1793 : des particuliers se taillent d’une façon anarchique des propriétés dans les landes que les lois révolutionnaires viennent de faire communales.

1806 : un décret de Napoléon 1er transforme en concessions les usurpations de 1793.

1823 : à la demande de la municipalité, le roi Louis XVIII autorise celle-ci à faire de nouvelles concessions de landes communales.

Mais avant de commencer l’étude de la première phase il est nécessaire de rappeler la concession des vacants faite, en 1550, par le captal et la vente de ces mêmes vacants en 1766, au sieur Nézer.

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La paroisse de Gujan avant la Révolution (1)

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La paroisse de Gujan avant la Révolution

 

Avant propos

En mai 1972, M. Bézian, maire de Gujan-Mestras, reçut la lettre suivante :

« Permettez, Monsieur le maire, que je me présente. Je m’appelle Gujan. Je suis pasteur dans un village dans les mon­tagnes des Grisons, près de Davos. Par hasard, j’ai trouvé le nom de votre ville, qui est aussi mon nom, en étudiant un peu de géographie de la France… Dans notre vallée qui s’appelle « Le Prattigau », il y a beaucoup de familles qui s’appellent Gujan et personne ne sait d’où ce nom parvient… d’où sont venus les gens qui portent ce nom ? Peut-être de votre région… ? »

Que M. le pasteur Conradin Gujan soit remercié d’avoir signalé son existence. Grâce à lui, nous allons pouvoir propo­ser une explication de ce nom de Gujan dont jusque à pré­sent, nul n’avait pu donner une étymologie acceptable.

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La paroisse de Gujan avant la Révolution (2)

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La paroisse de Gujan avant la Révolution

 

Deuxième partie

La vie économique et sociale

 

LIMITES ET ASPECT GÉNÉRAL DE LÀ PAROISSE

La paroisse était limitée au nord par la petite mer de Buch, au sud par la Paroisse de Sanguinet en Born, à l’est par la Paroisse du Teich, dépendant jusqu’en 1735 du Seigneur de Certes, puis après cette date du captal de Buch, à l’ouest par les Paroisses de La Teste et de Cazaux.

Le rivage est à peine plus élevé que le niveau des hautes marées et remonte en pente très faible vers le sud. Les 3 et 4 mars 1783, « un grand reflux d’eau salée submergea tout le jardin de la cure, y compris le cuvier, avec toutes tes vignes et les maisons de Mestras les plus près du Bassin ».1 (E. Supp. 1458)

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La paroisse de Gujan avant la Révolution (3)

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La paroisse de Gujan avant la Révolution

 

Troisième partie

Les dates marquantes de l’histoire de Gujan

 

D’ABORD, LES ANNÉES OBSCURES

Avant le XVe siècle, le nom de Gujan n’apparaît que rare­ment sur des actes. Il s’agit le plus souvent de reconnais­sances féodales qui n’apprennent rien sur la population .

Ainsi, en 1274, Arnaudin de Bares, chevalier, tuteur du jeune captal Pierre Amanieu de Bordeaux, encore mineur, reconnaît au nom de son pupille tenir en fief du roi d’Angle­terre, duc d’Aquitaine, tout ce qu’il possède en Pays de Buch. Il doit pour ce qu’il tient du roi-duc à Mestras, Mestrasson, Capsus, lieux de la paroisse de Gujan, un « demi soldat » et une lance d’exporle1.

Mais Pierre Amanieu ne possède pas la totalité des biens dans la paroisse, puisque le 22 mars 1274, Gaillard de Lamothe de Buch, damoiseau, reconnaît tenir du roi-duc les moulins qu’il possède dans la paroisse de Gujan2.

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Les droits d’usage à Arès jusqu’à la révolution

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Les droits d’usage, à Arès, jusqu’à la Révolution

 

Chacun connaît la condition des terres sous l’Ancien Régime. Aucune com­munauté religieuse n’existait dans la paroisse d’Andernos dont Arès était le prin­cipal village. L’Église n’y possédait que le presbytère et un journal de jardin. Tout le reste relevait des deux seigneuries voisines d’Arès et d’Andernos séparées par le ruisseau de Cirés.1 Mais la propriété se trouvait divisée : le seigneur déte­nait le « domaine direct » et les tenanciers le « domaine utile ». Pour les derniers seigneurs du pays il n’était plus question de se soumettre aux formalités de l’hom­mage. C’était le trésorier général de Guyenne qui, à chaque mutation de châtellenie recevait l’aveu de la terre noble suivi du dénombrement où l’on distinguait le « domaine retenu » ou « proche » et « le domaine concédé à censive ». L’impor­tant domaine proche du château d’Arès jadis exploité directement par domesti­ques et métayers s’était beaucoup réduit. La vie à la cour coûtait très cher. Des ventes successives avaient fait propriétaires de nombreux habitants. La paroisse en comptait 43 en 1788. Finalement le dernier seigneur d’Arès, François de Belcier qui habitait Bordeaux, place Rohan, avait donné à bail toutes ses terres retenues à un sieur Duprada, bourgeois de Bordeaux, le même qui les achète­ra, devenues bien national, par adjudication des 12 et 17 floréal an V – 1er et 6 mai 1797.

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