Archives pour la catégorie Défense

Un tire-au-flanc à Mios en 1793

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Nicolas, maire de Mios, rend compte aux administrateurs du département de sa démarche auprès d’un militaire en absence illégale pour lui faire rejoindre son corps.

 

A Mios, le 27 février 1793, l’an 2 de la République Française.

Citoyens

Voulant me conformer à l’Arrêté du Directoire du Département de la Gi­ronde, en datte du quatre de ce mois que nous reçûmes dimanche dernier, je me suis transporté ches le nommé Paul Camin, dit Techoyres, habitant de cette parois­se où le nommé Boy fait son domicilie. Je l’ay invité par différentes fois à rejoin­dre ses drapeaux qu’il a si lâchement quité. Il m’a répondu qu’il les rejoindrait sitôt qu’il serait guéri, qu’il lui ferait plézir de partir.

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Les funérailles du maréchal de Saint-Arnaud

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LES FUNÉRAILLES DU MARÉCHAL DE SAINT-ARNAUD

VUES PAR UN PENSIONNAIRE DE L’HÔTEL DES INVALIDES

 

Nommé le 11 mars 1854 commandant en chef des troupes françaises en Crimée, le maréchal de Saint-Arnaud mourut du choléra, le 29 septembre 1854, sur le bateau qui le rapatriait.

Armand, Jacques, Achille Le Roy de Saint-Arnaud était né à Paris, le 20 avril 1798, date qui figure sur son tombeau et non en 1801 comme le disent cer­tains dictionnaires1. Il était, avec son frère Louis-Adolphe, le fils d’un préfet de l’Empire et de Louise Papillon de l’Esteyre.

Il eut un premier contact avec la Gironde lorsque sa mère, devenue veuve, se remaria avec Jean de Forcade, propriétaire du château de Tastes à Saint-André-du-Bois. Ce château sera débaptisé en 1862 et prendra le nom de château de Malromé. C’est dans ce château qu’habitera Toulouse-Lautrec.

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Au sujet de la « levée en masse » de 1793

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Au sujet de la « levée en masse » de 1793

Les administrateurs du département essaient de remonter le moral des officiers municipaux d’Andernos qui leur avaient fait part de leurs craintes, de­vant l’accueil fait par la population au fameux Décret du 23 août 1793 sur la « levée en masse » des citoyens de 18 à 25 ans.

À Andernos, comme dans les autres communes riveraines du Bassin, on voulait bien servir sous la République dans la marine ou, à la rigueur, dans la Garde-côtes, comme on l’avait fait sous le roi, mais pas ailleurs.

 

A Municipalité d’Endernos

Bordeaux, le 18 septembre 1793

Nous avons reçu votre lettre du 16 courant avec le tableau des jeunes gens depuis l’âge de 18 jusqu’à 25 ans que vous avez enregistrés, ainsi que le P.V. à la suite du dit tableau. Vous nous annoncez dans votre lettre que vous craignez un refus de la part des citoyens de votre commune. Vous nous dites que les membres de votre conseil vont donner leur démission. Citoyens, il ne faut pas que quelque dégoût dans l’exercice de vos fonctions porte le découragement dans des âmes républicaines. Il ne faut pas aussi que des magistrats du peuple souffrent qu’on les outrage dans l’exercice de leur fonction c’est à vous à faire exécuter les lois à cet égard. Il en est une qui vous prescrit la marche que vous avez à tenir. Elle vous donne le droit de dresser votre procès-verbal et de faire mettre en état d’ar­restation le mauvais citoyen qui aurait osé vous insulter. En vous conformant à cet te loi vous intimiderez les malveillants et vous aurez autant de défenseurs qu’il y aura de bons citoyens, mais nous vous en conjurons au nom du salut public, restaient à votre poste. Vous connaissez les lois qui défendent aux fonctionnaires publics de donner leur démission dans les moments où la patrie est en danger et vous ne voudrez pas vous exposer à l’opprobre dont sont flétris les mauvais ci­toyens qui abandonnent un poste où la confiance publique les avait placés.

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