Archives pour la catégorie Fiscalité

1780 – Reconnaissance en faveur du seigneur de Ruat

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26 juin 1780 – Reconnaissance en faveur du seigneur de Ruat faite par Jean Mercier cordonnier et autres par-devant Me Peyjehan

(document communiqué par M. Jean Mercier, de La Teste-de-Buch).

Pardevant le notaire royal en Guienne soussigné furent présents Jean Mercier cordonnier, Pierre Carlot père cordonnier, et Jean Dulau cordier, habitans de la paroisse de La Teste, Juridiction du Captal de Buch, lesquels conjointement et solidèrement les uns pour les autres et un seul deux pour tout, ont déclaré et reconneu posséder et tenir de la directe Seigneurie en fief féodalement suivant les ouvrages et coutumes de Bordeaux aux droits et devoirs seigneuriaux ci-après déclarés, de Messire François Amanieu de Ruat, chevalier seigneur Captal de Buch, le Teyh, partie de Sanguinet, des fief de Ruat, Miste, Artiguemalle, Lassalle et autres lieux, Conseiller du Roy en ses conseils et au Parlement de Bordeaux, y demeurant en son hotel rue St Paul, parroisse St Cristophe absent, mais sieur Pierre Brocas féodiste habitant de laditte parroisse de La Teste ici présent et pour mon dit seigneur stipulant et acceptant a cauze de sa seigneurie dudit Captal de Buch en vertu de la procuration a luy donnée par ledit seigneur le premier aoust mil sept cent soixante dix sept retenue par Duprat et son confrère notaires à Bordeaux controllée…

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Contrat de vente en 1756 par le captal de Buch

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Contrat de vente par le captal de Buch en 1756

Archives départementales de la Gironde. Série G.

Merci à Magali Marquès.

Proposition de transcription

9e aout 1756

Extrait du contrat de vente consenti par

Messire francois alain amanieu de Ruat,

Chevalier-seigneur Captal du Buch, Le Teich, et

partie de Sanguinet, Ruat, Mixtes artiguemalle

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La paroisse de Gujan avant la Révolution (1)

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La paroisse de Gujan avant la Révolution

 

Avant propos

En mai 1972, M. Bézian, maire de Gujan-Mestras, reçut la lettre suivante :

« Permettez, Monsieur le maire, que je me présente. Je m’appelle Gujan. Je suis pasteur dans un village dans les mon­tagnes des Grisons, près de Davos. Par hasard, j’ai trouvé le nom de votre ville, qui est aussi mon nom, en étudiant un peu de géographie de la France… Dans notre vallée qui s’appelle « Le Prattigau », il y a beaucoup de familles qui s’appellent Gujan et personne ne sait d’où ce nom parvient… d’où sont venus les gens qui portent ce nom ? Peut-être de votre région… ? »

Que M. le pasteur Conradin Gujan soit remercié d’avoir signalé son existence. Grâce à lui, nous allons pouvoir propo­ser une explication de ce nom de Gujan dont jusque à pré­sent, nul n’avait pu donner une étymologie acceptable.

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La paroisse de Gujan avant la Révolution (2)

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La paroisse de Gujan avant la Révolution

 

Deuxième partie

La vie économique et sociale

 

LIMITES ET ASPECT GÉNÉRAL DE LÀ PAROISSE

La paroisse était limitée au nord par la petite mer de Buch, au sud par la Paroisse de Sanguinet en Born, à l’est par la Paroisse du Teich, dépendant jusqu’en 1735 du Seigneur de Certes, puis après cette date du captal de Buch, à l’ouest par les Paroisses de La Teste et de Cazaux.

Le rivage est à peine plus élevé que le niveau des hautes marées et remonte en pente très faible vers le sud. Les 3 et 4 mars 1783, « un grand reflux d’eau salée submergea tout le jardin de la cure, y compris le cuvier, avec toutes tes vignes et les maisons de Mestras les plus près du Bassin ».1 (E. Supp. 1458)

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La paroisse de Gujan avant la Révolution (3)

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La paroisse de Gujan avant la Révolution

 

Troisième partie

Les dates marquantes de l’histoire de Gujan

 

D’ABORD, LES ANNÉES OBSCURES

Avant le XVe siècle, le nom de Gujan n’apparaît que rare­ment sur des actes. Il s’agit le plus souvent de reconnais­sances féodales qui n’apprennent rien sur la population .

Ainsi, en 1274, Arnaudin de Bares, chevalier, tuteur du jeune captal Pierre Amanieu de Bordeaux, encore mineur, reconnaît au nom de son pupille tenir en fief du roi d’Angle­terre, duc d’Aquitaine, tout ce qu’il possède en Pays de Buch. Il doit pour ce qu’il tient du roi-duc à Mestras, Mestrasson, Capsus, lieux de la paroisse de Gujan, un « demi soldat » et une lance d’exporle1.

Mais Pierre Amanieu ne possède pas la totalité des biens dans la paroisse, puisque le 22 mars 1274, Gaillard de Lamothe de Buch, damoiseau, reconnaît tenir du roi-duc les moulins qu’il possède dans la paroisse de Gujan2.

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Les marais salants de Certes sous l’Empire

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Les marais salants de Certes sous l’Empire

Fraudes et prix abusifs

 

Pendant toute la seconde moitié du XVIIIe siècle – plus précisément de 1755 à 1789 – les marais salants de Certes alimentèrent la correspondance des Intendants de Guyenne avec le gouvernement royal, provoquèrent plusieurs arrêts, souvent contradictoires, du conseil d’Etat et de la Cour des Aides de Bordeaux et suscitèrent enfin réclamations et manœuvres de la Ferme Géné­rale1.

Dans un premier temps, en effet, le marquis de Civrac, propriétaire des marais salants, avait obtenu par arrêt du 20 septembre 1768 la franchise pour tout sel produit, quelle que soit la destination : l’étranger ou « le plat pays de la sénéchaussée de Bordeaux ». A la suite d’une requête de l’adjudicataire de la Ferme, Julien Alaterre, le Conseil d’État mit fin, le 7 septembre 1773, à l’exemption de droits pour les sels vendus « dans le ressort de ladite sénéchaus­sée (de Bordeau »’. Le Marquis de Civrac conservait toutefois le droit de vendre son sel à La Teste, moyennant le paiement de 28 livres par pipe au bureau testerin des Fermes du Roy.

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Le baron d’Arès, faux-saunier ou « chaud lapin »

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LE BARON D’ARÈS

FAUX-SAUNIER ou « CHAUD LAPIN »  ?

 

Les Laville sont barons d’Arès pour avoir acheté cette baronnie aux d’Ales­me au milieu du 17e siècle. Ils ont également des biens à Soulac, dans la seigneu­rie de Lesparre, en particulier des marais salants et une résidence, qu’ils tiennent de Jeanne Lapillane, d’une ancienne famille de Soulac, épouse de jean Laville, le premier baron d’Arès de la famille.

En 1724, le baron d’Arès suspecté de faux-saunage, est Jean Baptiste La­ville, né vers 1675, marié à demoiselle de Régnier de Barre. À cette date la Ferme générale a en poste une brigade à cheval à Soulac et une patache au Verdon, avec mission de veiller à ce qu’aucun sel ne sorte des marais de Soulac, par terre ou par mer, sans payer les droits dus à la Ferme du roi.

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