Archives pour la catégorie Révolution française

L’abbé Daniel Petit (1870-1962), historien de la Révolution

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L’abbé Daniel PETIT,

historien de la Révolution (1870-1962)

 

L’historiographie révolutionnaire de la France a été depuis quelques décennies particulièrement enrichie1. Sur le plan régional et local, ce champ historique reste encore peu exploré. En ce qui concerne l’historiographie révolutionnaire du Bassin d’Arcachon, l’ouvrage essentiel était, jusqu’à la publication de F. Labatut2, le « Captalat de Buch pendant la Révolution Française (1789-1804) », paru à Bordeaux en 19093. L’auteur en était l’abbé Daniel Petit, vicaire à Notre-Dame d’Arcachon.

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Le clergé du Pays de Buch de 1789 à 1801 (1)

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LE CLERGÉ DU PAYS DE BUCH DE 1789 À 1801

PREMIÈRE PARTIE

(résumé des événements à l’échelon national et départemental)

 

La Révolution, qui versa rapidement dans l’antichristianisme et l’anticléricalisme, se montra dans ses débuts, tout au moins officiellement, respectueuse de la religion.

Le registre de la municipalité établie à La Teste de Buch, le 6 septembre 1789, fut ouvert « au nom de Dieu » et l’acte de Constitution de la municipalité est précédé du préambule suivant : « O Dieu, protecteur des droits sacrés de l’Homme, nous t’invoquons. Il est juste de te rendre hommage des biens inestimables que ta bonté nous dispense… etc »1.

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La participation des Sallois à l’alerte du 6 mai 1793

LA PARTICIPATION DES SALLOIS À L’ALERTE DU 6 MAI 1793

 

Aujourdhuy sept may mil sept cent quatre vingt treize l’an 2è de la République française à une heure après minuit le corps municipal en permanence en la chambre commune, est arrivé un courrier chargé d’une dépêche de la Municipalité de Mios qui nous annonce que les ennemis ont descendu sur la cotte d’Arcachon et qu’ils entrent dans notre territoire ; aussitôt nous fésons sonner le toscin, battre la générale, et envoyer des dépêches dans tous les quartiers éloignés du chef lieu de cette commune.

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Compte rendu apès une visite à Salles en l’an II

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COMPTE RENDU DES COMMISSAIRES DU DISTRICT, ENVOYÉS À SALLES, AUX CITOYENS COMPOSANT LE CONSEIL GÉNÉRAL DU DISTRICT DE BORDEAUX

 

Salles, le 5 Pluviôse, An 2 de la République

Citoyens

Conformément à votre arrêté du 27 du mois dernier, nous nous sommes rendus dans cette commune où un petit trouble occasionné d’abord par la ferme­ture de l’église causa, il y a un mois, quelques divisions entre les habitants qui sont les plus considérés à Salles et les maires et procureur de la commune.

 

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Le cahier de doléances de Salles

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LE CAHIER DE DOLÉANCES DE SALLES.

 

Le « Cahier des plaintes, dolances et remonstrances » que les habitants de la paroisse de Salles rédigent le 8 mars 1789 en présence de l’huissier royal Villetorte est particulièrement intéressant car il relate un épisode important de la vie de cette communauté à la fin de l’Ancien Régime.

Afin de laisser aux lecteurs tout le plaisir de la découverte, nous replacerons simplement ce document dans le contexte de l’époque et nous nous en tiendrons aux explications indispensables.

 

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La condamnation à mort du seigneur de Salles, de sa femme, de son régisseur

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La condamnation à mort de Nicolas de Pichard, ci-devant seigneur de Salles, de sa femme et de son régisseur Jean Clerc

 

À la veille de la Révolution, la paroisse de Salles avait pour seigneur un personnage éminent «Le haut et Puissant seigneur» Nicolas Pierre Pichard, président à Mortier au Parlement de Bordeaux.

Alors âgé de 54 ans, le président Pichard avait grande allure. Plus grand que la moyenne – il mesurait 1 m 75 – il possédait un profil aquilin, un re­gard noir sous des sourcils noirs mais une chevelure maintenant grisonnante. Comme la plupart de ses collègues, le président Pichard appartenait à une vieil­le famille de parlementaires bordelais. Son père avait été conseiller, comme ses grands pères, Pichard et Combabessouze. Il était né, en effet, le 12 novembre 1734 du mariage de Messire Pierre de Pichard, conseiller au Parlement et de dame Anne de Combabessouze. Son grand père, Nicolas de Combabessouze avait été son parrain et selon l’usage de notre pays, lui avait donné son propre prénom.

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Le clergé du Pays de Buch de 1789 à 1801 (2)

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LE CLERGÉ DU PAYS DE BUCH DE 1789 À 1801

(suite)

 

Pour lire le début de l’aricle, cliquez ici.

 

LACANAU

L’abbé Mourre, provençal d’origine, est curé de Lacanau depuis le 24 février 1777. C’est un prêtre actif, veillant non seulement aux besoins spirituels de ses paroissiens mais aussi à leurs besoins matériels. Le seigneur ne résidant pas et le syndic de paroisse n’étant probablement pas à la hauteur, c’est avec lui que l’Intendant de Bordeaux rentre en rapport à propos des inondations qui ravagent la paroisse, dues aux pêcheries que les gens du Porge ont installées chez eux.

Mais cette ingérence du curé dans l’administration ne sera pas du goût de tous quand la commune sera créée et qu’il y aura une municipalité.

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L’été 1789 – Ses répercussions en Pays de Buch

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L’ÉTÉ 1789 – SES RÉPERCUSSIONS EN PAYS DE BUCH

 

Le 5 mai 1789 eut lieu à Versailles la séance inaugurale des États Généraux. Reçus par le roi séparément des ordres privilégiés le 2 mai, humiliés lors de la procession et de la cérémonie en l’église Saint-Louis le 41, les 578 (ou 598) députés bourgeois du Tiers-État2 guettèrent un mot sur une éventuelle Constitution du royaume et le vote par tête. Espoir déçu. Les discours de Louis XVI, du Garde des Sceaux Barentin et de Necker, tout en acceptant l’égalité fiscale, entendaient limiter le mandat des États Généraux à l’approbation d’un expédient financier – un emprunt de 80 millions de livres – pour combler un déficit avoué de 56 millions.

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