Archives pour la catégorie Sciences & techniques

Une institution respectable, la Société scientifique d’Arcachon (I)

Imprimer cet article Imprimer cet article

UNE INSTITUTION RESPECTABLE

LA SOCIÉTÉ SCIENTIFIQUE D’ARCACHON (I)

Il y a cent quarante ans, le 2 juillet 1866, était inaugurée en grande pompe par le comte de Bouville, préfet de la Gironde, et le baron Travot, député, l’Exposition internationale de pêche et d’aquiculture1 voulue par le docteur Gustave Hameau, président de la Société Scientifique d’Arcachon.

La date est capitale pour la toute jeune société. De cette manifestation, qui lui valut un message d’encouragement du président des États-Unis Andrew Johnson, le 12 mars 18662, et à laquelle participèrent 675 exposants dont 128 étrangers, devait découler toute son histoire, à la fois unique en France et riche en événements et découvertes : une histoire qu’il a paru nécessaire de relater dans tous ses détails, tant son devenir se trouve aujourd’hui remis en cause par des considérations plus spéculatives qu’intellectuellement fondées.

Lire la suite

Une institution respectable, la Société scientifique d’Arcachon (II)

[pint_link]

UNE INSTITUTION RESPECTABLE

LA SOCIÉTÉ SCIENTIFIQUE D’ARCACHON (II)

Lire le premier article

DEUXIÈME PARTIE : AU SERVICE DE LA SCIENCE (1882-1914)

L’assemblée générale du 18 décembre 1881 donna l’occasion au docteur Gustave Hameau de penser tout haut que « la Société pouvait entrer dans une voie de prospérité nouvelle » ; en effet « les professeurs agrégés, maîtres de conférences, préparateurs de la [nouvelle] Faculté de Médecine et de Pharmacie [de Bordeaux] demandaient à être admis dans la Société », tout en désirant « en même temps que les statuts (fussent) mis en harmonie avec les besoins d’un personnel actif, pour lequel les laboratoires (étaient) une chose essentielle ». Prévoyant, le conseil d’administration avait fait le nécessaire. Il appartenait désormais aux membres présents de se prononcer sur le projet qui leur était soumis ; c’est ainsi que de nouveaux statuts furent adoptés et que 19 nouveaux membres furent admis, dont 15 œuvraient à l’Université.

Le renouvellement du conseil d’administration fut remis à une date ultérieure, étant admis qu’il était « indispensable de faire une large place aux professeurs des Facultés de Bordeaux ». Pour Gustave Hameau, il n’était pas question de trop tarder. Le nouveau Conseil fut élu le 15 janvier 18821, après lecture d’un vœu « adressé à Monsieur le Ministre de l’Instruction Publique par la Faculté de Médecine et de Pharmacie, attirant l’attention du ministre sur la Société Scientifique et sur les avantages que retirerait l’enseignement supérieur de l’existence de laboratoires à Arcachon »

Lire la suite

GRAMASA – Groupe de Recherches Archéologiques sur le Mur de l’Atlantique

Imprimer cet article Imprimer cet article

 GRAMASA – Groupe de Recherches Archéologiques sur le Mur de l’Atlantique Secteur Arcachon.

L’association GRAMASA a pour mission principale, d’améliorer nos connaissances sur les fortifications du Mur de l’Atlantique notamment du Secteur Arcachon. L’essentiel des blockhaus de cette bande côtière de 140 km de long était dédié à la défense du Bassin d’Arcachon, de son port et de ses routes d’accès à la capitale girondine.

Sous l’effet d’une érosion atypique, de nombreux bunkers sont aujourd’hui profondément immergés au sud de la Dune du Pyla et à la pointe du Cap Ferret. Pour effectuer des relevés topographiques, des opérations archéologiques sous-marines et des études biologiques sur la faune marine fixée par ces récifs de béton, le GRAMASA s’est doté d’une structure de plongée spécialement adaptée et dédiée à la recherche.

www.gramasa.fr

Marc Mentel, en direct dans l’émission « Couleur Gironde » de France 3 Aquitaine, nous parle des sites sous-marins du Mur de l’Atlantique engloutis dans le Bassin d’Arcachon et du projet de restauration du blockhaus situé dans le parc du phare du Cap Ferret.
Vidéos de Patrick Ragot.

Un héros mal connu : Robert Picqué

Imprimer cet article Imprimer cet article

Un nom célèbre mais un héros mal connu : Robert Picqué

Un hebdomadaire régional, relatant un accident, indiquait dernièrement que la victime avait été transportée à l’hôpital Robert Picquey. On veut bien croire que la notoriété de ce pittoresque village de la presqu’île ferret-capienne est pour quelque chose dans cette confusion, mais un mini-sondage environnemental nous confirma que ce pionnier de l’aviation sanitaire est très mal connu en Pays de Buch. La S.H.A.A., qui a publié l’ouvrage Cazaux, de l’École de Tir aérien à la Base 120. 1913-1962, nous ouvre donc ses colonnes pour réhabiliter le personnage qui a donné son nom à l’hôpital militaire régional mais qui mérite aussi de figurer parmi les pionniers qui ont écrit, par leur sacrifice, la grande histoire de l’aviation.

Lire la suite

La Source Sainte-Anne des Abatilles

Imprimer cet article Imprimer cet article

 La Source Sainte-Anne des Abatilles

Parmi les nombreuses sources qui alimentent depuis des siècles le Pays de Buch, il en est une, plus récente, qui se trouve aux Abatilles, un quartier d’Arcachon, et dont la renommée dépasse les frontières de notre région. Il s’agit de la Source des eaux minérales Sainte-Anne.

André Rebsomen, analysant les richesses thérapeutiques d’Arcachon avant 19281, énumère trois traits essentiels de sa topographie :

«1/ Station climatique forestière dont l’atmosphère dégage des émanations d’ozone et de térébenthine provenant de l’immense forêt de pins gemmés par l’exploitation de la résine,

2/ Station marine, dont la principale qualité est une plage très sûre qui lui a valu le titre de « plage des enfants »,

3/ Station hydro-minérale, la source Sainte-Anne du Parc des Abatilles présente toutes les caractéristiques d’une cure thermale»2.

Lire la suite

Projet de sanatorium au camp américain du Cap-Ferret

Imprimer cet article Imprimer cet article

Projet de sanatorium au camp américain du Cap-Ferret

La flotte sous-marine allemande causant la perte de nombreux cargos et chalutiers dans le Golfe de Gascogne, il fut décidé, fin 1917, de créer sur le Bassin d’Arcachon un Centre d’hydravions qui viendrait renforcer le poste de combat de Cazaux.

Les travaux, entrepris par les Français, débutèrent fin 1917 pour être poursuivis, dès janvier 1918, par l’armée américaine.

Ils furent entièrement terminés début octobre 1918, quelques semaines avant la fin de la guerre, permettant alors aux hydravions d’être enfin opérationnels.

Malheureusement, les résultats des opérations ne furent pas à la hauteur des efforts et des ambitions puisque les aviateurs américains ne virent jamais le moindre périscope de sous-marins, ni la moindre mine.

La guerre terminée, on prêta aux Américains le projet de vendre «à chers deniers» leur camp d’aviation du Ferret à l’administration française pour en faire un sanatorium pour tuberculeux.

Lire la suite

Chantier archéologique sur la Dune du Pilat en octobre 2014

 Chantier archéologique sur la Dune du Pilat en octobre 2014

Ce chantier était organisé pendant les vacances de Toussaint.

Philippe Jacques, son responsable, accueillait des membres de la Société historique le lundi 27 octobre.

Reportage photographique d’Annie Lesca, Alain Géraudin et  Roderic Martin.

Cliquez pour voir le diaporama.

Le bain en liberté surveillée !

Imprimer cet article Imprimer cet article

Bandeau bateaux Fêtes Mer

 

Le bain en liberté surveillée !

 

Tout autour du Bassin, on en a parlé ces jours derniers, le bain de mer forme une tradition, des plus rentables. Dans le Sud-Bassin, leur importateur, en 1824, se nomme François Legallais. Un Normand que le développement à Dieppe de cette pratique, au début du XIXe siècle, a peut-être inspiré. À partir de ce début de siècle, on prête à ce trempage dans les océans bien des vertus médicales. Dès 1805, un médecin, nommé Buchan, a expliqué que, se tremper le corps entier dans l’eau de mer, constitue une véritable thérapie mais à pratiquer sous surveillance médicale. Car on ne s’immerge point par plaisir mais par nécessité.

Lire la suite

Biganos, la mystérieuse

Imprimer cet article Imprimer cet article

Bandeau bateaux Fêtes Mer

 

Biganos, la mystérieuse

 

En provenance de Gujan-Mestras où nous étions hier, nous voici à Biganos. Biganos la mystérieuse. Mystérieuse, voici pourquoi. La ville se trouve située au carrefour des voies reliant Bordeaux à Arcachon, d’une part et, d’autre part, de la voie nord-sud, Bassin-Landes girondines. Ce qui explique que Biganos soit depuis au moins 1815, un centre industriel et commercial où l’on a fabriqué des tuiles, de la céramique, du verre, des briques ou de la fonte réputées. Couronnement de cette vocation, Biganos héberge aujourd’hui une vaste zone commerciale au sud-est et, au sud-ouest, l’importante usine SMURFIT qui, depuis quatre-vingt-cinq ans, sous le label de “La Cellulose”, comme on a toujours dit ici, fabrique des quantités d’énormes de rouleaux de papier kraft. Tandis que, dans un cadre plus rustique, au moulin de la Cassadote, datant de 1834, on élève maintenant des esturgeons qui produisent un caviar réputé.

Lire la suite