Archives pour la catégorie Archéologie

GRAMASA – Groupe de Recherches Archéologiques sur le Mur de l’Atlantique

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 GRAMASA – Groupe de Recherches Archéologiques sur le Mur de l’Atlantique Secteur Arcachon.

L’association GRAMASA a pour mission principale, d’améliorer nos connaissances sur les fortifications du Mur de l’Atlantique notamment du Secteur Arcachon. L’essentiel des blockhaus de cette bande côtière de 140 km de long était dédié à la défense du Bassin d’Arcachon, de son port et de ses routes d’accès à la capitale girondine.

Sous l’effet d’une érosion atypique, de nombreux bunkers sont aujourd’hui profondément immergés au sud de la Dune du Pyla et à la pointe du Cap Ferret. Pour effectuer des relevés topographiques, des opérations archéologiques sous-marines et des études biologiques sur la faune marine fixée par ces récifs de béton, le GRAMASA s’est doté d’une structure de plongée spécialement adaptée et dédiée à la recherche.

www.gramasa.fr

Marc Mentel, en direct dans l’émission « Couleur Gironde » de France 3 Aquitaine, nous parle des sites sous-marins du Mur de l’Atlantique engloutis dans le Bassin d’Arcachon et du projet de restauration du blockhaus situé dans le parc du phare du Cap Ferret.
Vidéos de Patrick Ragot.

Chantier archéologique sur la Dune du Pilat en octobre 2014

 Chantier archéologique sur la Dune du Pilat en octobre 2014

Ce chantier était organisé pendant les vacances de Toussaint.

Philippe Jacques, son responsable, accueillait des membres de la Société historique le lundi 27 octobre.

Reportage photographique d’Annie Lesca, Alain Géraudin et  Roderic Martin.

Cliquez pour voir le diaporama.

Biganos, la mystérieuse

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Bandeau bateaux Fêtes Mer

 

Biganos, la mystérieuse

 

En provenance de Gujan-Mestras où nous étions hier, nous voici à Biganos. Biganos la mystérieuse. Mystérieuse, voici pourquoi. La ville se trouve située au carrefour des voies reliant Bordeaux à Arcachon, d’une part et, d’autre part, de la voie nord-sud, Bassin-Landes girondines. Ce qui explique que Biganos soit depuis au moins 1815, un centre industriel et commercial où l’on a fabriqué des tuiles, de la céramique, du verre, des briques ou de la fonte réputées. Couronnement de cette vocation, Biganos héberge aujourd’hui une vaste zone commerciale au sud-est et, au sud-ouest, l’importante usine SMURFIT qui, depuis quatre-vingt-cinq ans, sous le label de “La Cellulose”, comme on a toujours dit ici, fabrique des quantités d’énormes de rouleaux de papier kraft. Tandis que, dans un cadre plus rustique, au moulin de la Cassadote, datant de 1834, on élève maintenant des esturgeons qui produisent un caviar réputé.

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Découvertes au Truc du Bourdiou à Mios

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Nouvelles découvertes au Truc du Bourdiou à Mios

 

Ayant dû nous rendre à de nombreuses reprises sur le site du Truc de Bourdiou à Mios (figure 1) dans le cadre d’une étude sur le peuplement pré et protohistorique du Pays de Buch1, nous avons été amené à parcourir, au prin­temps 1979, « le ruisseau du Castéra » qui délimite le Truc du Bourdiou sur son versant sud et à y découvrir quelques éléments intéressants pour la connaissance de ce lieu ; de nombreuses excursions effectuées par la suite jusqu’en novembre 1980 nous ont permis de recueillir un abondant matériel archéologique. C’est l’ensemble de ce mobilier qui fait l’objet de notre étude.Bourdiou1 Lire la suite

À propos de la voie romaine Bordeaux – Lamothe – Dax

À propos de la voie romaine Bordeaux – Lamothe – Dax

 

(Essai de synthèse ; état de la question après de récentes découvertes)

 

UN RETOUR AUX SOURCES

Ce que nous apprend l’Itinéraire d’Antonin

Deux voies, aux premiers siècles de notre ère, reliaient Burdigala, capitale des Bituriges Vivisques, à Aquae Tarbellicae, capitale des Tarbelles. Leur exis­tence est attestée dans un livret, sorte d’indicateur routier, l’Itinerarium Antonini Augusti, établi au début du llle siècle et par la suite complété et compilé avec plus ou moins de rigueur, notamment à la fin du siècle, sous Dioclétien et Constantin. L’unité employée est, non le MP romain – mille pas doubles, soit 1 480 m -, mais la lieue gauloise de 2 222 m. (leuga).

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Présence romaine autour du Bassin

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La présence romaine autour du Bassin

 

Compte rendu par M. Marcel Soum, de l’exposé de M. le professeur Étienne fait à l’assemblée générale du 19 novembre 1978

 

Après avoir indiqué combien ce sujet était un sujet difficile, l’entreprise relevant presque de la « mission impossible », le Professeur Étienne tient à pré­ciser qu’il situera son étude dans le cadre plus large et plus riche de l’Aquitaine romaine, ce qui lui permettra dans certains cas de pallier les lacunes, et parfois le désert, de l’information.

Et d’entrée de jeu se pose la question : de quel Bassin s’agit-il ? d’un Bas­sin à la fois plus ouvert et plus restreint : la flèche du Cap-Ferret n’existait pas encore et le niveau marin était plus bas que de nos jours, la transgression flan­drienne dans son épisode dunkerquien ne commençant à se manifester qu’au IVe siècle. Alors la côte du Pilat était plus à l’ouest de deux kilomètres, L’Eyre se jetait dans l’Océan au Grand-Crohot.

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Le Pujau et les Pujolets de l’Eyrotte, au Teich

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Le Pujau et les Pujolets de l’Eyrotte, au Teich

 

On connaît déjà l’existence de plusieurs « mottes » féodales ou « castéra » sur les bords de l’Eyre et du bassin d’Arcachon, spécia­lement dans la région qui confine à cette petite rivière côtière. Le plus célèbre est le Castéra du lieu-dit de Lamothe-de-Buch ou du Teich, situé sur la route de Bor­deaux à Arcachon, entre Facture et le pont de l’Eyre (ou la Leyre) sur la droite, après avoir passé le premier petit pont de l’Eyga. Ce nom, rappelons-le, vient de « castellare », en bas-latin : camp ou ouvrage fortifié ; qui est devenu « Casterare », puis « Castéra ».

Du château féodal qui y fut construit au moyen âge, sortirent les seigneurs de Lamothe et les captaux de Buch : ces derniers allèrent habiter, au XIVe siècle, à La Teste-de-Buch. La butte ou motte — voisine des fouilles où le docteur Peyneau a découvert la cité de Boios, capitale gallo-romaine du pays de Buch et pre­mière résidence du captal de Buch (captalis Boiorum) — a dix mètres de haut avec basse-cour et double fossé : c’est le type du genre régional décrit par Léo Drouyn, en 1865, avec un plan dans l’introduction de la « Guienne militaire ». Des monnaies romaines du bas Empire y ont été trouvées au sommet. Au moyen âge, une tour s’élevait là qui fut démolie à la fin du XVIIIe siècle : la carte de Belleyme la mentionne avec un dessin.

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