Archives pour la catégorie Médecine & santé

Un héros mal connu : Robert Picqué

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Un nom célèbre mais un héros mal connu : Robert Picqué

Un hebdomadaire régional, relatant un accident, indiquait dernièrement que la victime avait été transportée à l’hôpital Robert Picquey. On veut bien croire que la notoriété de ce pittoresque village de la presqu’île ferret-capienne est pour quelque chose dans cette confusion, mais un mini-sondage environnemental nous confirma que ce pionnier de l’aviation sanitaire est très mal connu en Pays de Buch. La S.H.A.A., qui a publié l’ouvrage Cazaux, de l’École de Tir aérien à la Base 120. 1913-1962, nous ouvre donc ses colonnes pour réhabiliter le personnage qui a donné son nom à l’hôpital militaire régional mais qui mérite aussi de figurer parmi les pionniers qui ont écrit, par leur sacrifice, la grande histoire de l’aviation.

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La Source Sainte-Anne des Abatilles

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 La Source Sainte-Anne des Abatilles

Parmi les nombreuses sources qui alimentent depuis des siècles le Pays de Buch, il en est une, plus récente, qui se trouve aux Abatilles, un quartier d’Arcachon, et dont la renommée dépasse les frontières de notre région. Il s’agit de la Source des eaux minérales Sainte-Anne.

André Rebsomen, analysant les richesses thérapeutiques d’Arcachon avant 19281, énumère trois traits essentiels de sa topographie :

«1/ Station climatique forestière dont l’atmosphère dégage des émanations d’ozone et de térébenthine provenant de l’immense forêt de pins gemmés par l’exploitation de la résine,

2/ Station marine, dont la principale qualité est une plage très sûre qui lui a valu le titre de « plage des enfants »,

3/ Station hydro-minérale, la source Sainte-Anne du Parc des Abatilles présente toutes les caractéristiques d’une cure thermale»2.

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Projet de sanatorium au camp américain du Cap-Ferret

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Projet de sanatorium au camp américain du Cap-Ferret

La flotte sous-marine allemande causant la perte de nombreux cargos et chalutiers dans le Golfe de Gascogne, il fut décidé, fin 1917, de créer sur le Bassin d’Arcachon un Centre d’hydravions qui viendrait renforcer le poste de combat de Cazaux.

Les travaux, entrepris par les Français, débutèrent fin 1917 pour être poursuivis, dès janvier 1918, par l’armée américaine.

Ils furent entièrement terminés début octobre 1918, quelques semaines avant la fin de la guerre, permettant alors aux hydravions d’être enfin opérationnels.

Malheureusement, les résultats des opérations ne furent pas à la hauteur des efforts et des ambitions puisque les aviateurs américains ne virent jamais le moindre périscope de sous-marins, ni la moindre mine.

La guerre terminée, on prêta aux Américains le projet de vendre «à chers deniers» leur camp d’aviation du Ferret à l’administration française pour en faire un sanatorium pour tuberculeux.

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Le bain en liberté surveillée !

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Bandeau bateaux Fêtes Mer

 

Le bain en liberté surveillée !

 

Tout autour du Bassin, on en a parlé ces jours derniers, le bain de mer forme une tradition, des plus rentables. Dans le Sud-Bassin, leur importateur, en 1824, se nomme François Legallais. Un Normand que le développement à Dieppe de cette pratique, au début du XIXe siècle, a peut-être inspiré. À partir de ce début de siècle, on prête à ce trempage dans les océans bien des vertus médicales. Dès 1805, un médecin, nommé Buchan, a expliqué que, se tremper le corps entier dans l’eau de mer, constitue une véritable thérapie mais à pratiquer sous surveillance médicale. Car on ne s’immerge point par plaisir mais par nécessité.

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Gujan en 1804

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Gujan en 1804, vu par l’instituteur Dailleau et le notaire Dunouguey

 

Le 28 Fructidor an 11 (août 1803) le préfet de la gironde envoyait au citoyen Dail­leau, instituteur à Gujan la circulaire suivante :

« Citoyen

On vous désigne comme très capable de répondre aux questions que renferme le tableau ci-joint. Votre zèle pour le bien public égale, dit-on, vos lumières. Vous allez en fournir la preuve.

Vous savez que chaque département doit faire sa statistique et l’adresser au gouvernement. Divers obstacles ont retardé jusqu’ici cette importante opéra­tion ; le principal est le défaut de sujets capables d’en fournir les éléments. Cette difficulté n’existera point dans votre commune ; puissé-je trouver ailleurs les mê­mes ressources !

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De la matrone à la sage-femme

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De la matrone à la sage-femme

 

Je dois l’idée de ce travail de recherches à M. l’abbé Ducros, curé de Gujan-Mestras, qui a trouvé dans le registre paroissial de 1789, en dépôt à la mairie de Gujan-Mestras, le texte suivant :

« Récep­tion de Marie Desgons pour sage-femme.

Ce jourd’hui 19 du mois de Juillet 1789, Marie Desgons, femme d’Antoine Daisson, de cette paroisse, âgée de 35 ans, a été élue dans cette église par l’assemblée des femmes de cette paroisse, après avoir été pré­alablement reçue à Bordeaux par des maîtres accoucheurs et avoir subi les examens nécessaires, conformément à des lettres de réception en date du…) (… qu’elle nous a exhibées, pour avoir l’office de sage-femme. Et a prêté entre nos mains le serment ordinaire à ce requis, suivant l’ordonnance de Monseigneur l’Archevêque de Bordeaux.

En foi de quoi, j’ai signé : Garros, curé de Gujan. »

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La grippe espagnole à Arcachon en 1918

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21 août 1918

 LA GRIPPE ESPAGNOLE À ARCACHON

 

Il y a ici depuis quelques temps une épidémie de grippe dite « espagnole » qui se porte sur les poumons ou sur l’intestin et qui fait de nombreuses victimes. Il meurt chaque jour plusieurs personnes. Les pompes funèbres ne peuvent suffir à enterrer les morts. Il y a 22 cadavres à enterrer et qu’on ne peut porter au cime­tière. Les chevaux sont fourbus, car on manque d’avoine et les pauvres bêtes se traînent péniblement.

Pour le même motif l’entrepreneur de vidange ne peut faire son travail et il y à 492 fosses d’aisances à vider et qu’on ne peut vider. Tout cela constitue un danger public d’émanations malsaines qui ne doit pas peu contribuer à propager le fléau.

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