Archives pour la catégorie Éducation & enseignement

Histoire de l’École Saint-Elme d’Arcachon (1)

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HISTOIRE DE L’ÉCOLE SAINT-ELME D’ARCACHON

(1ère partie)

 

AVANT QUE SAINT-ELME NE SOIT

Le baron Durègne de Launaguet, qui termina sa carrière dans les Postes et Télégraphes comme Inspecteur Général et fut élève de Saint-Elme de 1873 à 1876, fit paraître en 1928 une brochure intitulée « Arcachon, son histoire et son évolution ». On y lit, page 60 : « La guerre de 1870 fixa à Arcachon une importante colonie de réfugiés chassés par l’invasion. Nombreuses sont les familles qui, ainsi transplantées, sont restées fidèles à ce séjour d’une époque d’angoisse. L’École Saint-Elme, créée par le R.P. Baudrand, Dominicain échappé au massacre d’Arcueil, est une conséquence de cet exode ». Ce qui concerne l’École Saint-Elme n’est pas absolument exact. La création d’une École Dominicaine à Arcachon était envisagée avant 1870 et le R.P. Baudrand vint prospecter sur place avant la déclaration de guerre.

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Histoire de l’École Saint-Elme d’Arcachon (2)

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HISTOIRE DE L’ÉCOLE SAINT-ELME D’ARCACHON

(2ème partie)

 

Pour lire le début, cliquez ici.

 

LES DOMINICAINS DE RETOUR MAIS EN SOUTANE NOIRE (1920-1940)

Le 13 juin 1919, un peu avant la signature, le 28 juin du Traité de Versailles mettant fin à la guerre, les cardinaux, archevêques et évêques de France adressèrent aux catholiques de France une lettre où il était dit : « Le régime de la séparation de l’État d’avec l’Église est, de soi, contraire à l’ordre voulu de Dieu. Si cependant certaines circonstances semblent l’imposer, la séparation doit se faire selon les règles de la justice, et l’État reste toujours tenu de respecter les droits et les libertés de l’Église ».

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La paroisse de Gujan avant la Révolution (1)

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La paroisse de Gujan avant la Révolution

 

Avant propos

En mai 1972, M. Bézian, maire de Gujan-Mestras, reçut la lettre suivante :

« Permettez, Monsieur le maire, que je me présente. Je m’appelle Gujan. Je suis pasteur dans un village dans les mon­tagnes des Grisons, près de Davos. Par hasard, j’ai trouvé le nom de votre ville, qui est aussi mon nom, en étudiant un peu de géographie de la France… Dans notre vallée qui s’appelle « Le Prattigau », il y a beaucoup de familles qui s’appellent Gujan et personne ne sait d’où ce nom parvient… d’où sont venus les gens qui portent ce nom ? Peut-être de votre région… ? »

Que M. le pasteur Conradin Gujan soit remercié d’avoir signalé son existence. Grâce à lui, nous allons pouvoir propo­ser une explication de ce nom de Gujan dont jusque à pré­sent, nul n’avait pu donner une étymologie acceptable.

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La paroisse de Gujan avant la Révolution (2)

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La paroisse de Gujan avant la Révolution

 

Deuxième partie

La vie économique et sociale

 

LIMITES ET ASPECT GÉNÉRAL DE LÀ PAROISSE

La paroisse était limitée au nord par la petite mer de Buch, au sud par la Paroisse de Sanguinet en Born, à l’est par la Paroisse du Teich, dépendant jusqu’en 1735 du Seigneur de Certes, puis après cette date du captal de Buch, à l’ouest par les Paroisses de La Teste et de Cazaux.

Le rivage est à peine plus élevé que le niveau des hautes marées et remonte en pente très faible vers le sud. Les 3 et 4 mars 1783, « un grand reflux d’eau salée submergea tout le jardin de la cure, y compris le cuvier, avec toutes tes vignes et les maisons de Mestras les plus près du Bassin ».1 (E. Supp. 1458)

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La paroisse de Gujan avant la Révolution (3)

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La paroisse de Gujan avant la Révolution

 

Troisième partie

Les dates marquantes de l’histoire de Gujan

 

D’ABORD, LES ANNÉES OBSCURES

Avant le XVe siècle, le nom de Gujan n’apparaît que rare­ment sur des actes. Il s’agit le plus souvent de reconnais­sances féodales qui n’apprennent rien sur la population .

Ainsi, en 1274, Arnaudin de Bares, chevalier, tuteur du jeune captal Pierre Amanieu de Bordeaux, encore mineur, reconnaît au nom de son pupille tenir en fief du roi d’Angle­terre, duc d’Aquitaine, tout ce qu’il possède en Pays de Buch. Il doit pour ce qu’il tient du roi-duc à Mestras, Mestrasson, Capsus, lieux de la paroisse de Gujan, un « demi soldat » et une lance d’exporle1.

Mais Pierre Amanieu ne possède pas la totalité des biens dans la paroisse, puisque le 22 mars 1274, Gaillard de Lamothe de Buch, damoiseau, reconnaît tenir du roi-duc les moulins qu’il possède dans la paroisse de Gujan2.

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La distribtion des prix au lycée d’Arcachon en 1945

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La distribution des prix au Lycée d’Arcachon, le 11 juillet 1945

Extraits du discours prononcé par M. AUBA, professeur agrégé des lettres1

 …

Aux premiers jours d’octobre 1939, notre Lycée nouvellement créé s’ouvrit ; la guerre avait commencé. Dans une « villa » de la ville d’hiver tièdement blot­tie au milieu des arbres, il offrait aux enfants parisiens qui avaient dû aban­donner leur capitale, menacée par les convoitises ennemies et par les dangers des bombardements aériens, la possibilité de goûter encore aux joies de l’huma­nisme. Hélas ! quelques mois plus tard, l’immense vague motorisée, qui avait déferlé sur la France entière, se chargeant de ruines et de deuils, venait battre jusqu’à notre contrée, et, la rage au cœur, les Arcachonnais virent parader dans leurs rues l’ennemi. Plus de quatre ans, il est resté. Il aurait été bien superficiel ou bien coupable celui qui n’aurait pas senti, sous le décor immuable de la vie, les changements terribles ; la tyrannie, se voulant éternelle, tentait d’étouffer la voix des hommes libres ; et, bassement, l’ambitieuse lâcheté se cou­chait devant le maître, on cherchait à entraîner en Allemagne nos camarades pour qu’ils forgent des armes à l’ennemi et, dans les chaudes nuits d’été, erraient les voitures de la Gestapo acharnée à traquer les patriotes.

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