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Promenade à Arès

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Arès : des bains pour les Martiens

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Bandeau bateaux Fêtes Mer

 

Arès :  des bains  pour les Martiens

 

Cette semaine, poursuivant notre thème des « Bains de Mer », nous suivons Radio Côte d’Argent dans ses sorties autour du Bassin, à Arès d’abord, à Lège-Cap-Ferret demain. Arès a voulu concurrencer Arcachon en accueillant au début du XXe siècle, des enfants pour leur offrir bains toniques et grand air pur.

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La baronnie et les barons d’Arès (1)

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LA BARONNIE ET LES BARONS D’ARÈS

1ère PARTIE – AVANT LES LAVILLE – 1657

 

En 1601, « la baronnie d’Arès » et toutes les autres paroisses qui, depuis le Moyen-Age, formaient la baronnie de Blanquefort, devinrent indépendantes. Tous ces territoires, d’une part la paroisse et la forteresse de Blanquefort d’autre part, furent vendus. Ainsi la très ancienne seigneurie de Blanquefort fut démembrée pour la dernière fois et disparut.

La vente de 1601 précise ce qu’était la « baronnie d’Arès », mais elle le précise d’une façon erronée. « La baronnie d’Arès consistait – dit le texte – en quatre pa­roisses appelées Arès, le Temple, Sautuges et Méjos ». Faut-il, pour rétablir la véri­té, rappeler que le village d’Arès et ses landes étaient une partie, la plus vaste, de la paroisse d’Andernos, le Temple était bien une paroisse, Sautuges n’était pas une pa­roisse, mais un village de la paroisse du Temple ; enfin, Méjos était un village de la paroisse de Lacanau, sur la route de Lacanau à Bordeaux. Ce fief éloigné de Méjos était donc isolé.

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La baronnie et les barons d’Arès (2)

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LA BARONNIE ET LES BARONS D’ARÈS

(suite)

 

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MARIE LAMBERT ET LES DALESME

La « Demoiselle Marie Lambert », veuve de Guillaume Dalesme, avait donc acheté d’une part la baronnie d’Arès et neuf paroisses de la juridiction de Blanquefort, et d’autre part la paroisse et forteresse de Blanquefort.

Les Dalesme furent des parlementaires notoires des XVIe et XVIIe siècles. Pendant cinq générations, ils se succédèrent dans les offices du Parlement de Bor­deaux, comme leurs partenaires les Montaigne, depuis l’illustre Michel Eyquem. Cependant, malgré leur nombre et leur notoriété, ils n’atteignirent ni un niveau social, ni une fortune comparable à ceux des grandes familles du XVIIIe siècle : les Pontac, Pichard ou Pichon11.

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La baronnie et les barons d’Arès (3)

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LA BARONNIE ET LES BARONS D’ARÈS

 

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 Plan

I – Introduction

II – Les origines à Biganos

– Pierre Laville marchand à l’époque de la Renaissance. Notaire

– Ses enfants : Gaillard, notaire et ses frères

III – L’ascension aux privilèges et à la noblesse. Les fils de Gaillard

– Pierre, marchand et financier

– Marie Bordessoule, sa femme. Achat d’un office de contrôleur à la Cour des Aydes de Bordeaux

– Marie Laville, leur fille, devient vicomtesse d’Argelouse.

– Jean de Laville, à l’origine des Laville d’Arès

Le marchand. Son mariage à Soulac

Sieur de la maison noble de Gaillardon à Biganos

Secrétaire à la Cour des Aydes de Guyenne

Achat de la Baronnie d’Arès de la Dame d’Ornano

Le remariage de sa veuve. La famille s’éloigne du Pays.

IV – La descendance de Jean de Laville

1- Pierre, second Baron d’Arès et ses frères. Le boisement d’Arès.

2 – Jean Baptiste, fils du précédent dit «Le Baron d’Arès» son mariage

Première liquidation du patrimoine ancestral

Le « Petit Roi de Soulac »

Commandant des Gardes-côtes

Testament et succession

3 – Élizabeth, fille de Jean Baptiste et François de Belcier son mari

Leur mariage

La liquidation des biens de Biganos 1766/1768

Les landes d’Arès et la transaction de 1759

4 – François de Belcier, dernier baron d’Arès

5 – La Dame Louise Françoise Lemesle. Arès se transforme. Le retour des Belcier.

2ème PARTIE

Les Laville, barons d’Arès (1657-1789)

L’histoire de la baronnie d’Arès n’a jamais encore été écrite et le nom des « Laville d’Arès » a été bien rarement cité. Leurs origines, leur rôle, leur impor­tance, leur évolution sont restés inconnus. Pourtant, ils ont régné près d’un siècle et demi sur leur terre d’Arès et l’histoire de cette famille originaire de Biganos est aussi intéressante, aussi exemplaire que celle des Damanieu d’Audenge, des Garnung de Mios ou des Caupos de la Teste. Les évolutions de ces quatre familles du Pays de Buch au cours de la première moitié du XVIIe siècle sont tout à fait contempo­raines, comparables et parallèles. Ces familles sont issues du milieu des marchands de la Renaissance qui s’enrichirent dans le négoce des denrées et productions locales. Dans le captalat de Certes on vivait pauvrement ; les produits négociables étaient rares, peu de blé noir, peu de miel, peu de laine ; le pays était, grâce a ses immenses landes, un producteur de bestiaux. Les gens du captalat de la Tesfe vivaient mieux ; ils avaient la ressource de la pêche et surtout celle de la résine produite dans la forêt usagère. Dans ce pays pauvre et arriéré, les Laville, Caupos, Damanieu ou Garnung étaient riches et lettrés. Ces marchands ont évolué de la bourgeoisie marchande à la bourgeoisie de robe et enfin ils sont entrés dans le milieu de la magistrature bordelaise. Parfois même, lorsqu’ils avaient à la fois assez d’argent et de culture juridique, ils sont entrés directement dans la petite noblesse parlementaire en achetant des offices anoblissants. Toujours ils eurent en vue d’accéder aux privilèges fiscaux que leur conférait leur nouvel état. Le sentiment d’accéder à une classe sociale jouissant de plus de considération n’était sans doute pas étrangère à leurs motivations, mais ce genre de préoccupations s’affirmait surtout aux générations suivantes qui avaient oublié leurs origines paysannes.

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La baronnie et les barons d’Arès (4)

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LA BARONNIE ET LES BARONS D’ARÈS

(3ème partie)

 

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LA DESCENDANCE DE JEAN DE LAVILLE

PIERRE, SECOND BARON D’ARÈS

Beaucoup moins important que son père, beaucoup moins pitto­resque que son fils Jean Baptiste, Pierre Laville second « Baron d’Arès » de la famille est un de ces personnages dépourvu de toute notoriété. Les grandes collections de textes auxquelles les chercheurs se réfèrent en premier lieu (séries ecclésiastiques, celles de l’Intendance ou Archives historiques) ignorent son nom, comme celui de son père, d’ailleurs… Les minutes notariales sont les seules sources où nous avons puisé à fin de sortir de l’oubli ces premiers « barons d’Arès » ; avec toutes les insuffisances et risques d’erreurs d’interprétation que cela comporte.

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La baronnie et les barons d’Arès (5)

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LA BARONNIE ET LES BARONS D’ARÈS

(suite et fin)

 

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ÉLIZABETH DE LAVILLE ET FRANÇOIS DE BELCIER DE CRAIN

Le mariage d’Élizabeth de Laville d’Arès allait marquer une nouvelle étape dans l’évolution de la famille Laville comme ce fut le cas lors du mariage de Jean de Laville et de Jeanne Lapillanne à Soulac.

Ce mariage eut lieu le 25 avril 1731 à Grésillac. Élizabeth épou­sait « François de Belcier de Crain escuyer40, fils de Messire Fran­çois de Belcier escuyer, seigneur de Crain et de Belcier et de Dame Marie Béchaut de Ferrachapt, natif et habitant de la paroisse de Salles, juridiction de Castillon ». Les Belcier habitaient ainsi Salles et Baron en Entre-Deux-Mers. Les Laville, habitant Grézillac, étaient leurs voisins.

En un temps où les Laville n’étaient encore que de petits no­tables de Buch mais de très compétents et notoires marchands de bestiaux, les Belcier avaient déjà atteint le sommet des honneurs et des dignités de la magistrature bordelaise. Leur accès aux privilèges nobles était beaucoup plus ancien que celui des Laville. Ils étaient même entrés dans la noblesse de robe par la grande porte.

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Les droits d’usage à Arès jusqu’à la révolution

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Les droits d’usage, à Arès, jusqu’à la Révolution

 

Chacun connaît la condition des terres sous l’Ancien Régime. Aucune com­munauté religieuse n’existait dans la paroisse d’Andernos dont Arès était le prin­cipal village. L’Église n’y possédait que le presbytère et un journal de jardin. Tout le reste relevait des deux seigneuries voisines d’Arès et d’Andernos séparées par le ruisseau de Cirés.1 Mais la propriété se trouvait divisée : le seigneur déte­nait le « domaine direct » et les tenanciers le « domaine utile ». Pour les derniers seigneurs du pays il n’était plus question de se soumettre aux formalités de l’hom­mage. C’était le trésorier général de Guyenne qui, à chaque mutation de châtellenie recevait l’aveu de la terre noble suivi du dénombrement où l’on distinguait le « domaine retenu » ou « proche » et « le domaine concédé à censive ». L’impor­tant domaine proche du château d’Arès jadis exploité directement par domesti­ques et métayers s’était beaucoup réduit. La vie à la cour coûtait très cher. Des ventes successives avaient fait propriétaires de nombreux habitants. La paroisse en comptait 43 en 1788. Finalement le dernier seigneur d’Arès, François de Belcier qui habitait Bordeaux, place Rohan, avait donné à bail toutes ses terres retenues à un sieur Duprada, bourgeois de Bordeaux, le même qui les achète­ra, devenues bien national, par adjudication des 12 et 17 floréal an V – 1er et 6 mai 1797.

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Le baron d’Arès, faux-saunier ou « chaud lapin »

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LE BARON D’ARÈS

FAUX-SAUNIER ou « CHAUD LAPIN »  ?

 

Les Laville sont barons d’Arès pour avoir acheté cette baronnie aux d’Ales­me au milieu du 17e siècle. Ils ont également des biens à Soulac, dans la seigneu­rie de Lesparre, en particulier des marais salants et une résidence, qu’ils tiennent de Jeanne Lapillane, d’une ancienne famille de Soulac, épouse de jean Laville, le premier baron d’Arès de la famille.

En 1724, le baron d’Arès suspecté de faux-saunage, est Jean Baptiste La­ville, né vers 1675, marié à demoiselle de Régnier de Barre. À cette date la Ferme générale a en poste une brigade à cheval à Soulac et une patache au Verdon, avec mission de veiller à ce qu’aucun sel ne sorte des marais de Soulac, par terre ou par mer, sans payer les droits dus à la Ferme du roi.

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Exécution capitale du seigneur d’Arès

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Exécution capitale du seigneur d’Arès

 

M. François de Belcier n’était plus qu’un vieil homme de 62 ans, per­clus, dévoré de goutte et d’ulcères, affligé d’une hernie énorme qui l’em­pêchait à peu près de marcher. Ci-devant seigneur d’Ares, mais encore de Baron-Crain, Gensac, Cursan, Salles-de-Castillon et autres lieux, il était immensément riche. Ses terres s’éten­daient sur des milliers de journaux, aussi bien dans les riches vignobles d’Entre-deux-Mers que dans les landes d’Andernos et sur Carsac et Villefranche en Périgord. Quand ses deux fils, le vicomte Louis-François et le chevalier Léon-Annet avaient émigré à la suite du comte d’Artois, il avait affermé Arès à un sieur Duprada, bourgeois de Bordeaux, et toutes ses vignes et châteaux à ses « agents d’affaires », les citoyens régisseurs Lafargue, Pradeau et Fourreau dit I’ « Éveillé ». Il s’était retiré dans une belle maison de Bordeaux, au n° 8 de la place Rohan rebaptisée depuis peu « Guillaume Tell », où les meilleurs officiers de santé soignaient ses maladies. De nombreux certificats en faisaient foi, le dernier en date du 9 brumaire an II (30 octobre 1793) du citoyen Doumeing qui… certifiait « que le citoyen Belcier a eu une maladie maligne très grave pour le traitement de laquelle les méde­cins Lamothe et Drubruct et moi convînmes d’appliquer des vésicatoires… Je l’ai vu vers la fin de janvier atta­qué d’une maladie apoplectique… En février, je l’ai soigné d’un ulcère qui fit craindre à Lamothe et à moi la gangrène… »

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